Le concours d'entrée
Les
candidats doivent satisfaire à un examen
d'entrée comprenant des épreuves
écrites (culture générale,
orthographe... ), des tests psychotechniques et
un entretien avec un jury. Les modalités
de sélection varient entre les écoles,
mais toutes demandent une parfaite maîtrise
de la langue française. (Source : ONISEP)
Le
nombre d’épreuves, leur durée,
varie selon les centres d’examens (QCM ;
textes à compléter ; textes ; résumé,
discussion, synthèse).
Les
aptitudes psychophysiques des candidats sont également
évoluées (aptitudes sensorielles,
motrices et psychiques, évaluation des
structures de la communication écrite et
orale). (Source : ONISEP)
Consultez la
liste des centres de formation
La préparation au concours
Vous
avez plusieurs possibilités :
- Préparer le concours vous-même
(voir aide et conseils)
- Utiliser des aides à la préparation
au concours sur Internet
- Vous inscrire dans une école préparatoire
(un an). Consultez la
liste
des écoles préparatoires
A lire :
Les carrières paramédicales. Cahier
n° 6.
ONISEP
S'occuper d'enfants. Avenirs n° 480-481.
ONISEP
Quelques conseils :
Tentez d'obtenir un mini stage d'observation (au
moins une journée) ou du moins un entretien
avec un orthophoniste, cela vous permettra d'avoir
une opinion plus précise sur cette porfession.
Cet Orthophoniste pourra déceler et vous
proposer de rééduquer d'éventuels
troubles (articulation, déglutition...)
qui pourraient vous empêcher d'intégrer
plus tard une école.
Il
en est de même pour l'audition, passez rapidement
un audiogramme (un autre vous sera demandé
lors de l'inscription au concours) cela évitera
de passer à côté d'un problème
d'audition même léger.
Dès
la terminale et sans avoir votre BAC en poche
vous pouvez vous inscrire à un concours
(dans la ville la plus proche) : c'est une bonne
expérience, et puis avec de la chance vous
pourriez gagner une année... Choisissez les concours en fonction de vos aptitudes
personnelles et non pas en fonction de la localisation
des écoles.
Concrètement, vous
avez plusieurs possibilités :
- S'inscrire en FAC (formations en sciences humaines,
sciences du langage ou sciences de l'éducation
donc proches des domaines qui ont trait à
l'orthophonie) et préparer le concours
soi-même.
- S'inscrire dans une école préparatoire au concours
- S'inscrire pour une formation courte et diplômante
et préparer le concours soi-même.
- S'offrir une année sabbatique et préparer
le concours soi-même !!!
Se préparer à l’écrit
La partie
écrite du concours est particulièrement axée sur le maniement de la langue
française. Les épreuves, bien que spécifiques encore à chaque école, abordent
généralement les notions d’orthographe, de vocabulaire et de grammaire. On
trouve fréquemment aussi des épreuves de résumé/synthèse, ainsi que des
épreuves de “culture générale” (épreuve “fourre-tout”, assez sélective par la diversité
des thèmes qui peuvent y être abordés...).
Se préparer
aux concours peut se faire seul, à condition d’être motivé et de savoir dans
quelle direction aller. Si tel est votre choix, voici quelques conseils pour
aborder les épreuves avec en main des outils utiles... ces conseils peuvent
bien sûr s’appliquer à toute personne inscrite en prépa
et désireuse de compléter ou de diversifier son approche des concours.
1. Ne plus faire de fautes d’orthographe
-
Dans la
mesure du possible, vous devez arriver au concours avec une orthographe
irréprochable. Une épreuve de dictée et des épreuves de recherche de fautes
dans un texte ou une série de mots sont incontournables. Il arrive même que la
dictée soit assez rapide. Si vous devez réfléchir à l’orthographe en même temps
que vous retenez la suite du texte et que vous écrivez, vous risquez de manquer
des mots, ce qui est une façon un peu décevante de perdre des points...
-
Revoyez
vos règles d’orthographe grammaticale (les homophones, les accords du
participe, les conjugaisons...).
- Apprenez
un maximum de mots nouveaux : par leur orthographe et par leur définition. C’est
une travail un peu fastidieux mais indispensable. Attention à tous ces mots que
l’on croit bien connaître, et que l’on se trouve dans l’incapacité de définir
avec justesse...
2. Connaître l’analyse grammaticale
- Nature et
fonction : vous devez pouvoir donner ces éléments pour n’importe quel mot de
n’importe quelle phrase.
- Analyse
logique (en termes de propositions...)
Attention : le niveau requis est supérieur à celui
que vous avez atteint en fin de troisième. A vous de compléter votre
connaissance de la grammaire avec les ouvrages appropriés.
3. Savoir résumer un texte
- Revoyez
vos techniques de résumé apprises pour le bac de français.
- Apprenez
à faire une synthèse de documents : on peut vous demander de donner en cinq
lignes la synthèse d’une liasse de cinq pages...
- Apprenez
à extraire d’un document sonore les informations essentielles en vue de rédiger
une synthèse (à partir d’une écoute unique...). Il arrive que l’épreuve de
résumé se fasse à partir d’un matériel entendu seulement...
* Un
petit truc : à l’écrit entraînez-vous sur des articles. Avec un crayon,
soulignez les mots porteurs de sens dans l’information véhiculée. Rédigez un petit
résumé, puis s’il le faut, complétez ou résumez votre résumé afin d’atteindre
le quart de la longueur de l’article de base. essayez tous les thèmes. N’hésitez
pas à vous plonger dans des articles un peu scientifiques. A l’oral
entraînez-vous en vous les faisant lire, et en essayant avant tout de les
réexpliquer à la personne qui vous les a lus, puis mettez par écrit.
4. S’entraîner aux tests psychotechniques et à
l’épreuve de “culture générale”
- Pas de
mystère : plus on en fait, mieux on les fait. Procurez-vous des annales, lisez
les journaux (pas mal de s’abonner à un hebdomadaire de l’actualité et de se
faire des résumés sur les articles contenus dedans...).
- les tests
psychotechniques font appel à l’observation et au raisonnement logique. Ne vous
privez pas des jeux de logique dans les magazines. le test psychotechnique par
excellence est la suite de dominos à compléter (quel domino doit logiquement se
trouver après ceux-ci ?) : il s’agit en fait d’extraire la logique d’une suite
pour l’appliquer à un élément supplémentaire (j’ai à chaque fois enlevé un
point à la partie haute et ajouté un point à la partie basse...)
A lire : consultez notre
sélection
bibliographique d'ouvrages pour vous préparer efficacement au concours
Avec tout
ça vous aurez déjà bien préparé l’écrit. “Y’a plus qu’à” comme on dit. N’hésitez
pas à vous inscrire à un concours l’année du bac ou l’année de votre décision à
le passer (attention : inscriptions entre décembre et janvier pour beaucoup
d’écoles, ou bien en mai-juin pour les écoles dont les concours ont lieu en
septembre) : avoir passé le concours une première fois donne une idée plus
précise de son contenu que ce que quiconque pourra en dire. si vous le ratez
cette fois-ci, vous recevrez vos notes, et pourrez donc mieux vous préparer
l’année suivante en connaissant vos points faibles. Et qui sait ? Parfois à
venir le passer détendu, on le réussit !
Se préparer à l’oral
Ne
reléguez pas au deuxième plan votre
préparation à l’oral. Si vous êtes admissible
et que vous ne vous êtes jamais posé
la question de cette épreuve, vous risquez
d’être éliminé, alors même que les connaissances
elles-mêmes interviennent peu ici. Nous
vous proposons une série de petites
choses à faire qui peuvent vous aider
à mieux préparer l’oral, à faire seul
ou en groupe...
Recherchez et notez la définition du
métier d’orthophoniste : ce qu’il fait,
où il intervient, avec quel type de
pathologies. Ecrivez tout cela avec
vos mots à vous. Il vaut mieux bien
connaître le métier auquel vous vous
destinez, pour pouvoir en parler de
façon aisée. Bien aussi d’en connaître
un peu sur les différentes pathologies
traitées par l’orthophoniste (quiz :
qu’est-ce qu’un AVC, une laryngectomie,
la dyslexie (on parie que vous seriez
surpris par la définition exacte de
ce terme ?), la différence entre parole
et langage ???).
-
Faites une liste des qualités requise
pour le métier d’orthophoniste.
Mais ne vous stressez pas pour autant
: des orthophonistes parfaits, je
n’en connais pas ! Il y a l’orthophoniste
parfait, et celui que vous serez...
-
Sur une feuille, inscrivez les traits
de votre caractère : d’un côté les
aspects positifs, de l’autre les
négatifs (faites relire par quelqu’un
qui vous connaît bien). Puis vendez
vos côtés négatifs, et tempérez
les positifs : apprenez à voir tous
les aspects d’un trait de caractère.
Pensez à faire un parallèle entre
ces différents aspects et le métier
d’orthophoniste.
*Par exemple :vous êtes
plutôt actif. C’est bien parce que vous
fourmillez peut-être d’idées, et l’imagination
est un outil formidable dans le métier
d’orthophoniste. Mais c’est aussi un
handicap si vous avez du mal à vous
poser, et manquez un peu de patience,
si vous n’allez pas toujours au fond
des choses dans un désir d’en faire
plus...
- Faites la liste précise de ce qui vous
attire particulièrement dans le métier
d’orthophoniste à l’exception d’un autre.
-
Allez rencontrer un(e) orthophoniste
pour voir comment se déroulent les séances
de rééducation, ainsi que pour faire
le point sur vous-même : avez-vous une
déglutition adulte, n’avez-vous aucun
trouble d’articulation ? Pendant que
vous y êtes, allez faire faire un audiogramme
(on vous le demandera pour le concours).
-
Entraînez-vous à passer un oral : avec
un(e) ami(e), soyez tour à tour examinateur
et examiné. Interrogez-vous sur vos
motivations (pourquoi voulez-vous faire
ce métier ?), sur le métier lui-même
(comment définiriez-vous le métier d’orthophoniste
?), sur votre parcours et vos centres
d’intérêt (présentez-vous...), mettez
en place de petites épreuves faisant
intervenir l’imagination, la voix,...
(chantez une chanson de votre choix
(ça peut arriver...), décrivez cette
image, expliquez cette expression...).
Dites-vous bien que le but de l’examinateur
à l’oral d’un concours d’entrée en orthophonie
est peut-être plus de mettre à l’épreuve
votre capacité à gérer une situation
de relation duelle que vos connaissances
effectives (on peut se tromper, mais
mieux vaut ne pas se mettre pour autant
à bafouiller, perdre ses moyens et sa
contenance...). N’ayez pas peur d’être
spontané, même au prix d’un peu moins
de précision dans vos réponses. Vérifiez
que vous êtes clair, que vous mettez
bien en valeur ce qui doit l’être, que
vous vous “vendez” bien (c’est un peu
triste à dire, mais c’est bien là ce
qu’on attend de vous).