Champs-sur-Marne inaugure la maison des ados phobiques scolaires | Orthomalin

Champs-sur-Marne inaugure la maison des ados phobiques scolaires

Nicolas Chaze  -  lun, 28/05/2018 - 10:22

Des enseignants interviennent au Centre d’évaluation et de soins pour adolescents, inauguré jeudi à la Cité Descartes, afin de les aider à poursuivre leur scolarité.
« Parmi les décrocheurs scolaires, il y a de plus en plus de phobiques scolaires. C’est un véritable défi clinique et pathologique. Certains présentent en plus des addictions », introduit Catherine Lacour-Gonay, psychiatre responsable du Centre d’évaluation et de soins pour adolescents (Cesa).

Situé dans la cité Descartes, à Champs-sur-Marne, le centre s’adresse aux jeunes de 11 à 20 ans et à leur famille. Sa marraine, Nicole Catheline, a écrit de nombreux ouvrages dédiés à la phobie scolaire.

Le Cesa est le fruit d’un partenariat public-privé entre le Grand Hôpital de l’Est Francilien (Ghef) et le Centre médical et pédagogique pour adolescents (CMPA) de Neufmoutiers-en-Brie, des structures où ils peuvent être réorientés. En seize ans, il a reçu 2 000 adolescents du nord de la Seine-et-Marne, scolarisés dans 110 collèges et lycées.

Groupes de travail autour de la musique, du sport, du soin de soi
« Il s’agit d’une structure ambulatoire pour faciliter la prise en charge des adolescents y compris non-demandeurs. Nous les recevons avec leur famille et nous proposons un projet de soins avec l’aménagement de leur emploi du temps scolaire », indique Catherine Lacour-Gonay.

Le Centre d’accueil thérapeutique à temps partiel propose des groupes de travail autour de la musique, du sport, du soin de soi etc. Il y a aussi un volet thérapie familiale, où deux professionnels de santé interviennent au cœur de la famille, assise en cercle.

Le Cesa est soutenu financièrement par l’Agence régionale de santé (ARS). « Un tiers de la population du département a moins de 25 ans. La prévalence des maladies mentales est plutôt plus élevée et les ressources plutôt plus faibles qu’ailleurs », souligne Hélène Marie, déléguée départementale de l’ARS.

Quinze personnes, professionnels de santé et professeurs, travaillent au Cesa. « Nous sommes le lien entre le Cesa et les établissements scolaires », expliquent Fatima Lamri et Corinne Conejero, deux enseignantes. « Nous montrons une autre image de l’enseignant lors des entretiens », ajoutent-elles.

Plus d’informations : 01.60.95.11.30 ou secrecesa.mlv@ghef.fr

Auteur de l'article original: 
Julie Olagnol
Source: 
Le Parisien
Date de publication (dans la source mentionnée): 
Samedi, 26. Mai 2018