Si le martinet a depuis longtemps été remisé au placard, la tendance actuelle n'est pourtant pas du côté du laisser-faire en ce qui concerne les enfants. Quelle éducation donner à nos enfants ? Faut-il être souple ou rigoriste ? Qu'en est-il des fessées ? Faut-il absolument les éviter ou font elles partie intégrante de l'éducation ?

Pour ou contre la fessée ? La fessée tombe-t-elle toujours au bon moment, est-elle toujours justifiée ? A-t-elle réellement une quelconque valeur éducative ? Plusieurs études ont montré que la plupart du temps, quand la fessée tombe, c'est que l'adulte est énervé et n'est pas parvenu à se contrôler.
Réussir à se contenir et à se maîtriser

Fessée Si l'adulte donne une fessée sous le coup de la colère, l'enfant ne comprend pas pourquoi on le réprimande. Il voit bien que la bêtise n'était pas à la hauteur de la fessée reçue. De plus, il n'est pas rare qu'après une telle situation l'adulte se culpabilise, ce que perçoit l'enfant. Il peut alors être déstabilisé : cela brouille ses repères face à l'autorité.

Certains parents pensent inconsciemment que les bêtises que font leurs enfants sont dirigées contre eux. Il est préférable de prendre conscience de cet état d'esprit afin de s'en débarrasser.
En outre, les tout-petits sont incapables de respecter toutes les règles, c'est une question de développement, et il est souvent inutile de les gronder.

De plus, si les fessées se répètent trop souvent, l'enfant aura sans cesse peur de faire une bêtise, il n'osera plus rien entreprendre et risque de se refermer sur lui-même. La répétition de fessées peut alors avoir un retentissement sur l'enfant et sur son développement.

Il convient d'avoir toujours à l'esprit qu'élever un enfant n'est pas le "dresser". L'éducation doit privilégier l'apprentissage de l'autonomie.

Auteur de l'article original: Sylvie Rochefort
Source: Doctissimo
Date de publication (dans la source mentionnée): Dimanche, 7. Février 2016
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