Les enfants qui débutent leur vie dans une zone polluée auraient des capacités respiratoires plus faibles que ceux qui sont moins exposées aux particules.
La pollution modifie les capacités respiratoires des enfants

La pollution est un enjeu de santé publique. Les derniers chiffres publiés à ce propos sont alarmants. Le nombre de décès dus à la pollution ne cesse d'augmenter. Ce sont 5,5 millions de personnes qui sont morts en 2015 à cause de la pollution de l'air extérieure et intérieure.

Cette nouvelle étude publiée dans la revue médicale American Journal of Respiratory and Critical Care rappelle que les enfants qui vivent dans un lieu pollué ont un risque élevé de vivre avec des maladies respiratoires.

Un effet réversible

Les chercheurs du service de pneumologie de l'université de Boston aux États-Unis ont étudié à quel taux de pollution étaient exposés 614 enfants pendant leur première année de vie. Ils ont mesuré la distance entre leur habitation et le premier axe autoroutier des alentours et la densité de particules fines et grosses de leur environnement.

Les scientifiques ont observé que les enfants qui habitent à moins de 100 mètres avaient des troubles respiratoires. En effet, leurs capacités respiratoires étaient 6 % moins élevées que celles des enfants vivant à 400 mètres d'une zone de pollution.

En revanche, cet effet serait réversible. En effet, les chercheurs ont constaté que les enfants qui ont été très exposés à la pollution au début de leur vie et qui ont ensuite pu profiter d'une amélioration de la qualité de l'air (grâce à un déménagement, des mesures anti-pollution mises en place par les autorités locales), ont affiché de meilleures capacités respiratoires que les enfants restés dans un environnement très pollué.

Auteur de l'article original: Agathe Mayer
Source: Top Santé
Date de publication (dans la source mentionnée): Samedi, 16. Avril 2016
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