L’OMS recommande le moins d’écrans possible pour les moins de 5 ans | Orthomalin

L’OMS recommande le moins d’écrans possible pour les moins de 5 ans

Nicolas Chaze  -  jeu, 02/05/2019 - 12:39

L’organisation mondiale de la santé recommande de bannir les écrans pour les enfants de moins de 2 ans et de limiter à une heure par jour leur usage entre 2 et 5 ans.

Moins d’écrans, plus de moments à jouer et à bouger. C’est ce que préconise l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour les jeunes enfants dans ses nouvelles recommandations publiées le 24 avril. À partir de l’analyse de données scientifiques, l’Agence sanitaire a fixé des objectifs concernant les temps d’activité physique, d’exposition aux écrans et de sommeil de l’enfant de moins de 5 ans. L’intérêt: «aider à construire les bonnes habitudes dès l’enfance» indique l’OMS dans un communiqué. Un enjeu de taille, à l’heure où la part de jeunes enfants en surpoids ou obèse dépasse désormais les 30%.

Les experts recommandent d’abord de réduire au maximum son temps passé devant un écran, assis sur un siège, une poussette, ou attaché dans le dos. Les activités sédentaires, où l’enfant reste assis pour une longue durée, sont à éviter «autant que possible» et ne doivent idéalement pas durer plus d’une heure consécutive. En parallèle, l’OMS conseille plusieurs périodes d’activité physique par jour dont la durée va croissant avec l’âge. Pour l’enfant de moins d’un an, l’OMS conseille par exemple des tapis de jeux interactifs. Les enfants qui ne savent pas encore se déplacer devraient y rester au moins 30 minutes à plat ventre. Ces temps d’activité augmentent jusqu’à 3 heures par jour pour ceux âgés entre 1 et 4 ans, dont au moins une heure intensive à partir de 3 ans.

Pas d’écrans avant deux ans
Durant les temps où l’enfant est inactif, l’Agence recommande aux adultes d’interagir avec lui: chants, jeux, lecture d’histoires… «Lire un livre à un enfant permet de développer son vocabulaire», indique Grégoire Borst, directeur du laboratoire CNRS de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant à l’université Paris Descartes. «C’est l’un des facteurs les plus prédictifs de ses capacités de lecture futures». Le chercheur considère aussi que jouer est important pour l’adaptation socioémotionnelle. «Les jeux font développer à l’enfant un grand nombre de compétences comme l’apprentissage des règles», explique-t-il.

Au contraire, devant un écran, l’enfant est plus souvent passif. Non seulement les écrans renforcent la sédentarité, mais ils réveillent la faim et ont un impact négatif sur le sommeil. L’OMS recommande donc aux parents de fixer un temps d’utilisation maximal d’une heure à partir de 2 ans, et d’interdire tout écran avant cet âge.  (...)

Auteur de l'article original: 
Agathe Delepaut
Source: 
Le Figaro
Date de publication (dans la source mentionnée): 
Jeudi, 2. Mai 2019