Evolution de la préhension | Orthomalin

Evolution de la préhension

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Marie-Aude Chaze  -  jeu, 20/02/2014 - 15:45

Auteur: 
Christine Andres-Roos
 
 
Echelle élaborée par Christine Andres-Roos Orthophoniste Tours.
 
Naissance : les poings serrés
Lorsqu’il a les mains ouvertes et lorsqu’on effleure sa paume, sa main se referme.
C’est le réflexe d’agrippement, de grasping (flexion des doigts à la stimulation palmaire).
Alternance d’ouverture et de fermeture des mains. Hypertonie des membres avec attitude en flexion des membres supérieurs. 
Dans le réflexe de Moro : ouverture des mains
 
2 mois : grasping plus discret, mains plus souvent ouvertes. Il regarde ses mains ; d’abord dans son champ visuel, il regarde, approche et suit l’objet. Puis le réflexe de grasping va commencer à régresser pour lui offrir le plaisir de commencer à contrôler les mains : la préhension volontaire va se mettre en place. 
 
3ème mois
L’enfant jette un bras vers un objet qui l’attire particulièrement, tout son corps fait l’effort dans la direction de l’objet convoité.
Sa main ne se déplie pas encore spontanément. Progressivement ses mains vont se détendre et s’ouvrir. Lorsque l’adulte place un hochet au « contact » de sa main, il l’ouvre et la referme. Il retient le jouet quelques secondes : c’est la préhension involontaire, appelée aussi préhension au contact.
 
4ème mois
Mains au centre, il essaie d’atteindre les objets avec les mains. 
La préhension est palmaire. Il réunit ses mains lorsqu’il joue. Il se sert indifféremment d’une main ou de l’autre. Il enlève sa serviette que l’on a posée sur sa figure pour jouer. Il joue longtemps avec le hochet placé dans sa main et le secoue, mais le perd souvent.
 
5ème mois
Début de coordination des mains : elles atteignent un même objet : préhension volontaire. Préhension palmaire plus précise. 
Attention, ce sont maintenant les deux mains qui commencent à se coordonner pour atteindre le même but, l’enfant porte immédiatement l’objet à sa bouche.
C’est une préhension cubito-palmaire (préhension grossière), globale, qui reste encore imprécise : l’enfant saisit un objet de grosse taille entre la paume et les 3 derniers doigts de la main.
 
6ème mois
La préhension volontaire globale est bien acquise. Il peut tenir 2 cubes et regarder un 3ème posé sur la table. Il lâche un cube lorsqu’un autre lui est donné. Si les cubes disparaissent, il ne les recherche pas. Il porte à la bouche.
7ème mois :
L’enfant peut lâcher un objet lorsqu’il le désire : c’est le relâchement volontaire global, le mouvement n’est pas encore ajusté ; il manque de précision. Il passe les objets d’une main à l’autre et les frappe violemment entre eux ou sur une table. Il peut garder un jouet dans une main sans le lâcher lorsqu’on lui offre un deuxième. Tentatives de préhension en pince inférieure (pouce-auriculaire) : il saisit les objets par la base du pouce et le petit doigt. Il fait des expériences avec les objets.
 
8ème mois
Il perfectionne sa préhension par pince inférieure. Déliement de l’index.
 
Entre 8 et 10 mois
L’index commence à jouer un rôle plus précis, il se délie. Si l’enfant tient 2 cubes dans ses mains et qu’on lui en présente un 3ème, il peut lâcher un cube pour saisir ce dernier. Il montre, pointe. Premiers gestes : coucou, au revoir…
Il devient capable de moduler sa force pour prendre quelque chose : prise différente d’un gros objet et de quelque chose de fragile. Utilisation de la pince de type opposition du pouce par rapport aux autres doigts.
 
9ème mois
Préhension en pince supérieure (pouce-index), l’enfant peut saisir un objet de petite taille entre la base du pouce et l’index. C’est le début d’une meilleure indépendance manuelle.
Par la suite, affinement des compétences manuelles ou symboliques.
 
10ème mois
Préhension en pince supérieure plus fine : l’objet est saisi entre la partie distale du pouce et l’index.
 
11ème mois
Il aime pointer son index inquisiteur vers les objets. Il lâche volontairement, donne sur ordre.
Ses manipulations plus fines lui font acquérir le sens de la profondeur, du solide, de contenant et du contenu, du haut et du bas, de l’à côté, de dehors et du dedans, de séparé et du réuni.
 
15 mois
Le relâchement manuel est plus fin et plus précis. Il peut introduire des pastilles dans le goulot d’une bouteille. Il sait tenir sa cuillère mais la met à l’envers dans sa bouche. Il sait tourner les pages d’un livre mais saute plusieurs pages en feuilletant. Il gribouille.
 
18 mois
Il peut lancer la balle sans tomber et pousser du pied un ballon. Il peut retirer ses chaussures sans lacets et tous les vêtements qui n’ont pas de fermeture éclairs ou de boutons. Il peut manger seul et assez proprement. Il aime faire des gribouillis.
 
20 mois
Il a acquis une grande souplesse du poignet et une bonne rotation de l’avant-bras : dessine avec un crayon bien tenu (prise digitale). Il sait tourner la poignée d’une porte, dévisser un couvercle, manger avec une cuillère.
 
Vers 2ans et demi
Il copie un rond, a plus de souplesse au niveau du poignet, dévisse un couvercle.
 
3 ans
Il peut s’habiller seul et très souvent sait utiliser boutons et fermetures éclairs. Il peut mettre ses chaussures seul : vers 4 ans il lacera. Il aide à desservir la table sans casser la vaisselle. Il sait dessiner un cercle.  Début du bonhomme têtard. Il fait une tour de 10 cubes (démonstration). Il copie une croix. Il utilise une paire de ciseaux à bout rond.
 
4 ans
Il peut boutonner ses vêtements complètement. Il construit des ponts de cubes. Il copie un carré.
 
5 ans
Il peut lacer ses chaussures, il reproduit un triangle.
 
6 ans
Il enroule un fil autour d’une bobine. Il coud avec une grosse aiguille. 
 
 
 
BIBLIOGRAHIE
 
Bellaiche, M. (2009). Pédiatrie 8ème édition. Paris : Vernazobres-Grego.
 
Thomas, N. (2002). Chapitre 3- Les différentes étapes de développement de 0 à 6 ans. En ligne.
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