Analyse du traitement de l'ironie chez les adolescents autistes de haut niveau | Orthomalin

Analyse du traitement de l'ironie chez les adolescents autistes de haut niveau

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Marine ACERBO  -  lun, 04/11/2013 - 14:59

Catégorie: 
Handicap
Année de validation du mémoire: 
2 012
Nom de l'école (et ville): 
Institut Libre Marie Haps - Haute Ecole Léonard de Vinci (Bruxelles - Belgique)
Description: 
L’autisme de haut niveau et la pragmatique sont deux domaines qui intéressent et qui sont à l’origine de nombreux questionnements. Depuis quelques années, on peut constater une effervescence dans le nombre d’auteurs abordant ces sujets et permettant ainsi de découvrir l’univers des personnes atteintes d’autisme et plus précisément du syndrome d’Asperger. Toutefois, actuellement, excepté certaines échelles d’évaluation ainsi que la « Children’s Communication Checklist » de Bishop, il n’existe aucune batterie évaluant la pragmatique et plus particulièrement l’ironie chez les adolescents autistes de haut niveau. Nous avons donc essayé de répondre à de nombreuses questions jusqu’alors non abordées de manière exhaustive. Quelles sont les aptitudes des adolescents autistes de haut niveau à comprendre l’ironie? L’adolescent autiste de haut niveau est-il capable de comprendre des énoncés ironiques uniquement par la modalité auditive ? En quoi la modalité visuelle peut-elle intervenir en tant que support à la compréhension de ces derniers ? Tels sont des exemples de questions auxquelles nous avons tenté de répondre dans ce mémoire. Pour cela nous avons donc réadapté une épreuve existante et nous l’avons soumise à une population d’adolescents tout-venant et d’adolescents autistes de haut niveau âgés de 15 à 16 ans. La population d’adolescents tout-venant nous a permis de constituer notre groupe contrôle permettant d’établir des comparaisons avec les résultats obtenus par les adolescents autistes de haut niveau. Selon notre étude, l’analyse des résultats quantitatifs a démontré de manière significative que les adolescents autistes de haut niveau présentaient des difficultés majeures pour traiter l’ironie uniquement par la modalité auditive. Sans l’apport du langage non verbal, les adolescents autistes de haut niveau accèdent plus difficilement au second degré du langage et ont tendance à réaliser une interprétation littérale des messages. Cependant, nous avons pu constater que grâce à la modalité visuelle, l’adolescent autiste de haut niveau peut réajuster sa compréhension et accéder plus facilement à la compréhension d’énoncés ironiques. Il pourrait être intéressant par la suite de mener une étude plus étendue et plus approfondie, avec un échantillon d’adolescents plus important. En effet, cette méthode serait davantage représentative de la population et permettrait d’affiner les observations et d’en préciser les résultats.
Mémoire: 
Coordonnées du/des auteur(s):